==== Evolutions sur le terrain
Trois ans après, c’est avec une ce
rtaine appréhension que l’on revient dans Kaboul.
Quel est la part de l’espoir entretenu par notre association dont plusieurs membres se rendent chaque année sur place, à leur frais, faut-il le rappeler, sur leurs congés, et en assumant la part de risque liée à leur séjour.
Quel est la part du désespoir trop souvent véhiculé en France, le retour des talibans, l’envie des afghans de les revoir venir, la drogue, la position des femmes qui ne serait pas meilleure..
Dès l’avion au départ de Francfort, la présence de familles avec des enfants de tous âges qui partent rendre visite aux proches rassure. Surprise à l’arrivée, un nouveau terminal et moins de trente minutes d’attente avant de sortir dans Kaboul.
Les promenades dans les rues de Kaboul en voiture mais aussi à pied, avec un quadrillage de sécurité effectif sans être pesant permettent de redécouvrir une ville encore bien plus développée et active qu’en 2007.
Les gens des rues sont toujours aussi accueillants et ceux qui ont connu les talibans à Kaboul ne les regrettent pas.
Le tchadri passe de mode à Kaboul et un pointage sur différents lieux amène à 27% le nombre de femmes en tchadri (48% selon la même méthode en 2007).

Ecole construite par Darah
Les rencontres avec les étudiants de l’UPK mais aussi des étudiants des facultés de médecine et de dentaire montre un réel espoir dans l’avenir.
Tout n’est pas rose, mais noircir le tableau dessert les afghanes, les afghans et leurs enfants.
Le rejet d’une présence militaire de principe peut se comprendre, elle ne justifie pas de nier la réalité des progrès.
Paul Le Meut
