=== retrait anticipé, un enjeu uniquement électoraliste

28 janvier 2012

Selon une analyse parue dans le journal « Le Monde » en date du 27 janvier 2012 , un retrait immédiat serait impossible.

« La date de 2014 n’a pas été fixée au hasard. Elle est celle d’une retraite militaire « normale », c’est-à-dire organisée sur le plan logistique et coordonnée entre alliés, en fonction des contraintes du terrain. La manoeuvre sera inédite par son ampleur. » nous informe cet article.

On n’imagine mal que ces données ne soient pas connus des candidats à l’élection ce qui laisse penser que l’enjeu est uniquement électoraliste.

Un départ dans la précipitation serait sans doute une mauvaise chose pour les afghans mais également une prise de risque pour les soldats français mais quand une ancienne premier ministre déclare « La seule chose qui marche là-bas, c’est la culture du pavot », on voit que le débat n’est pas sur des réalités mais des phantasmes.

 

extraits de cet article

« La campagne électorale française favorise des déclarations d’apparence contradictoires avec le scénario de sortie décidé en 2010 par les alliés de l’OTAN : un départ progressif des troupes occidentales à partir de 2011, pour un transfert complet de la sécurité du pays aux Afghans « à l’horizon fin 2014″.

Le ministre des affaires étrangères Alain Juppé a évoqué la « fin 2013″, ce qui laisse une marge de manoeuvre avant la rencontre entre M. Sarkozy et son homologue afghan, Hamid Karzaï, vendredi 27 janvier, à Paris. « Il ne faut pas confondre un retrait ordonné et une retraite précipitée », a précisé M. Juppé mardi, en écartant un retrait total « à la fin 2012″, comme le propose M. Hollande. Cette échéance est « un rêve en couleur », juge une source à l’état-major.

La date de 2014 n’a pas été fixée au hasard. Elle est celle d’une retraite militaire « normale », c’est-à-dire organisée sur le plan logistique et coordonnée entre alliés, en fonction des contraintes du terrain. La manoeuvre sera inédite par son ampleur.

Pour rapatrier ces matériels à Paris, plusieurs voies sont possibles. La route du Pakistan est dangereuse et actuellement fermée en raison des tensions entre le pays et les Etats-Unis. L’état-major ne compte pas sur elle. L’armée française n’y faisait déjà transiter que 5 % de sa logistique.

La France devra louer des gros porteurs, qu’elle ne possède pas. Les calculs ont été faits. Il faudra environ 300 rotations d’Antonov russes, dans lesquels on loge six à huit véhicules blindés ou une dizaine de containers. Un tel trajet vers les EAU coûte 150 000 euros (c’est trois fois plus pour un cargo direct Kaboul-Paris). L’addition se montera entre 150 et 200 millions d’euros. La durée de l’opération reste incertaine : la base américaine de Bagram est engorgée, comme la plateforme de Kaboul. Le nombre de gros porteurs est limité. Les négociations entre les candidats au départ seront âpres. »

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