Adhérer
Faire un don

Réalisations

istalif77

Depuis 2001, Darah a centré son action sur la ville d’Istalif.

Istalif d’hier

Istalif est situé à 50 km au nord de Kaboul, dans la plaine de Chamali. Cette ville était autrefois peuplée de 45 000 habitants, on y comptait 18 000 maisons abritant plusieurs familles regroupées au sein d’une même propriété familiale.

Istalif disposait de 8 établissements scolaires, à savoir : 1 lycée de filles, 1 lycée de garçons, 2 collèges filles et garçons, 4 écoles élémentaires filles et garçons.

Dans le domaine de la santé, Istalif était équipé d’1 hôpital et d’1 clinique.

Le commerce jouait un rôle important, grâce à la production locale de poteries, de broderies sur tissus et sur cuir (peaux) pour la fabrication de vêtements, distribués aussi sur la ville de Kaboul à « Chiken Street »

Istalif n’était pas seulement célèbre pour sa production artisanale, mais également pour son site touristique très fréquenté les week-ends par les Kaboulis ou en toutes saisons par les touristes internationaux.

De 1980 à 2001, Istalif a été un champ de bataille, autant pendant l’occupation soviétique que pendant celle des talibans. Située à 40 kms de la zone libre de la vallée du Panjshir, la ville a été détruite à 15% par les bombardements soviétiques entre 1980 et 1990 ; plus tard, elle a été complètement détruite et brûlée par les talibans entre 1996 et 2001. Elle a été l’une des villes les plus touchées par les exactions des Talibans qui y ont pratiqué la politique de la terre brûlée afin de la vider de tous ses habitants, sans possibilité de retour. Pour cela, ils utilisaient des habitants de Kaboul qu’ils enrôlaient de force.

dsc00805

En août 1999, les habitants d’Istalif ont été chassés de leurs foyers. Environ 5% d’entre eux ont connu la mort, certains ont été emmenés de force dans le sud du pays, jusqu’à Jellallabad, la plupart ont été obligés d’aller à Kaboul, ou de se réfugier dans la vallée du Panjshir et autres zones libres défendues par le Commandant Massoud. A cette date, l’exode de ces déplacés de l’intérieur a atteint le chiffre de 145 000 (Source MDM). De 1999 jusqu’au départ des taliban fin 2001, l’Association DARAH a porté des projets de construction d’abris et d’écoles dans la vallée du Panjshir et la ville de Gulbahar à destination de ces déplacés de la région de Chamali Parwan.

Istalif d’aujourd’hui

Cette région aborde aujourd’hui une nouvelle phase de son histoire, celle d’une renaissance au bout de 22 années de guerre. La reconstruction est urgente, en particulier dans le domaine de l’éducation.

Depuis l’été 2002, les réfugiés sont de retour dans leur ville d’origine, Istalif, installés sous les tentes du HCR ou dans les ruines de leur maison. La reconstruction des habitations se fait petit à petit. Les petits commerces ont réouvert. Les enfants retournent à l’école dans des bâtiments de fortune ou sous des tentes. Aujourd’hui, la demande de la population afghane est plus forte que jamais, notamment et surtout dans le domaine de l’éducation. L’éducation est une priorité absolue pour le développement de l’Afghanistan. Filles et garçons doivent pouvoir accéder à ce droit fondamental. L’avenir du pays se joue aujourd’hui maintenant.

dsc00476

dsc03513